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Ce qui nous frappe en premier, c'est la couleur du décor, d'un air printanier accrocheur et qui vous appaise déjà puis vous êtes happé par la beauté des voix, des chants russes et par l'interaction intense des acteurs donnant lieu à des tableaux grandioses et une multitude de personnages colorés.
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Plusieurs duos de poésie et déclarations d'amour se font entendre sous une musique dirigée de main de maître par Daniel Lipton et l'Orchestre Symphonique de Québec nous charme en interprétant leurs humeurs, leurs passions, leurs raisonnements et sentiments; ils nous font vibrés au son de leurs instruments.
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Les changements de décor de Peter Dean Beck se font subtilement musicaux dans une pénombre proprice à la dégustation des notes égrenées, et met en valeur la mise en scène de François Racine sous un éclairage particulier.
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L'amour brûlant, accepté ou refusé, secret ou avoué devient la trame d'une histoire qui se déroule au cours des années 1820 et les élégants costumes de Malabar en témoignent. On y voit se former le désir, l'amour; poindre la jalousie et ses conséquences, le désespoir, l'oubli et le renouveau et s'ajoutant à la danse le regret et la fidélité qui s'entrechoqueront pour donner un ballet d'états d'âmes exprimés de façon magistrale.
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Les numéros de groupe de jeunes filles en forêt, de grand bal d'anniversaire et de fêtes donnent lieu à des tableaux criants de vérité, de joie, de mouvements où l'amour, l'amitié, l'honneur, les regrets s'y entremêlent élégamment et nous transportent dans leur univers.
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Scénario de l' inavouable; la torture du jeu parfois cruel de ces sentiments où l'on désire ce que nous ne pouvons avoir, l' inatteignable, l'impossible qui est si bien interprété par ces voix magnifiques qui se marient ensemble, se complètent, se courtisent et s'interpellent dans ce jeu de séduction et qui vient chercher chacun des spectateurs accrochés à leurs lèvres...tout simplement magique et à consommer à grande dose...un absolu à mettre à votre carnet de sorties.
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