CCLÉVIS – PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES

 

Publié dans : Photos-Reportages
Par Lise et Jocelyn Gagné
24 Janvier 2017 - 21:22

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CCLÉVIS – PERSPECTIVES ÉCONOMIQUES 2017: SAISISSEZ LES OPPORTUNITÉS

Pour ce dîner conférence Bell du 24 janvier 2017 qui se tenait au Centre des congrès et d’expositions de Lévis, la Chambre de commerce de Lévis nous invitait à écouter et partager avec trois personnalités d'affaires connectées sur leur milieu et qui sous forme de panel sont venues discuter des perspectives économiques 2017 en Chaudière-Appalaches. Les sujets abordés portaient entre autres sur la main-d'oeuvre, les investissements et exportation ainsi que les opportunités que l’on doit saisir.

Les Panélistes : Monsieur Yanick Godbout, Directeur DPME International et Commissaire à l'exportation région Chaudière-Appalaches, Madame Marie-Claude Boisvert, première vice-présidente service aux entreprises Mouvement Desjardins et Monsieur Stéphane Forget, PDG Fédération des Chambres de commerce du Québec ont répondu aux questions de la
modératrice  Madame Karina Lehoux, animatrice professionnelle chez Eklosion.

Comme nouveauté cette fois le mur web interactif (Sonoptik Lévis) sur lequel les participants étaient invités à utiliser leur cellulaire pour formuler questions, pensées et interrogations face aux défis que 2017 leur apportera. Cela a donné une interaction intéressante répondant mieux aux besoins des gens présents.  La première question soulevée « Pour 2017 quelles opportunités souhaitez-vous saisir de façon particulière ? » Les réponses se situaient au niveau des contrats publics, amélioration des compétences de l’équipe, des exportations, ouverture de nouveaux points de services, développement des marchés, de la clientèle et au sujet du recrutement.

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La parole a d’abord été accordée à Mme Boisvert  qui a à cœur de conserver nos entreprises ici, d’aider la relève en affaires et des processus de transfert. Ses trois mots-clefs : innovation, exportation et financement adéquat.  Il faut apprendre à commercer différemment grâce à des plans d’affaires différents et pas seulement en technologie mais axés sur l’expérience.  Trouver des opportunités pour exporter, ne pas baisser les bras mais continuer d’avancer. En transférant une partie des actifs à des jeunes habitués de travailler en équipe on peut mieux capitaliser certaines entreprises; car ils sont créatifs, dynamiques, très sensibles au développement économique de la région.

M. Forget rappelle qu’il faut trouver des solutions efficaces aux problèmes actuels surtout au niveau de la productivité. Innover ce n’est pas nécessairement trouver le produit nouveau mais la façon d’augmenter notre productivité en comprenant les besoins de notre client. Tout est dans la façon de faire et ne pas oublier qu’au Québec et dans Chaudière-Appalaches les jeunes ont la fibre entrepreneuriale.

Pour M. Godbout il faut penser à la relève qui ont une mentalité différente car souvent ils pensent tout connaître cependant certaines choses ne s’apprennent pas à l’école mais en l’expérimentant; passer à travers une crise économique et penser à ce que l’on ferait si cela arrivait ce n’est pas pareil.  Il faut se servir de plus en plus des outils disponibles pour stimuler l’entrepreneuriat, pour voir comment on peut y arriver.  

Les trois panélistes semblent poursuivre sur une pensée commune indiquant que le marché extérieur est extrêmement important et que l’on doit investir intelligemment que ce soit tant au niveau des infrastructures physiques et numériques. Il faut alléger la pression exercée par les gouvernements avec des exigences particulières qui pourraient faire que nos entreprises seraient moins compétitives.  Au sujet du manque de main-d’œuvre et difficulté de recrutement cela devient un défi avec la population vieillissante; la relève peut passer par l’immigration selon les besoins de l’entreprise et le système d’éducation devrait s’adapter aux besoins des entrepreneurs. En réalité, la main-d’œuvre existe mais elle n’est tout simplement pas au Québec .

Les achats locaux, on ne semble pas être très bons à ce niveau au Québec, certains ont de la misère à commercialiser leurs produits; il faut se demander si on répond aux besoins de la clientèle.  Pour l’exportation, comment d’adapter ? trouver une usine d’assemblage aux Etats-Unis pour aider à croître à l’extérieur en ayant une stratégie marketing « assemblé aux USA »?  Diversifier les marchés extérieurs, penser à l’Europe ou ailleurs que le marché américain en se demandant « Quel est mon 2e meilleur marché potentiel » ?  On ne peut pas attendre et on doit profiter des opportunités pendant que les autres attendent.

Il faut se rappeler que 35 états américains ont comme principal partenaire le Canada et le Québec.  Il ne faut pas perdre des opportunités qui se présentent quitte à s’associer avec d’autres compagnies. Se regrouper peut permettre aux plus petites entreprises d’avoir un contrat public mais encore là faut-il comprendre la façon dont cela fonctionne. Lorsque l’on regarde ce qui se fait dans Chaudière-Appalaches on peut inspirer les autres régions au niveau de l’entraide des entreprises entre elles pour aller plus loin en donnant comme exemple une entreprise qui a passé au feu et la mobilisation du monde avoisinant pour les aider à repartir. Les gens sont vraiment fiers de leur région et l’esprit d’entreprendre est très présent ainsi que la diversification de ce qui se produit se résumant à : collaboration, mentorat, ouverture d’esprit.

Tandis qu’on pourrait s’inspirer d’autres au sujet du défi de la main-d’œuvre auprès d’entreprises innovantes qui n’ont pas ce problème car ils sont des leaders dans leur domaine. Créer une communauté d’affaires avec des enjeux communs, une coordination régionale dans certains dossiers cela avancerait mieux.  Ouverture sur le monde avec des contacts à l’étranger pour expansion et exportation;  sommes toutes, il y a lieu d’être confiant pour 2017.

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