La pêche commence pour de vrai!

 

Publié dans : Chasse & Pêche
Par André Bellemare
22 Mai 2015 - 18:24
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La pêche commence pour de vrai!

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Même si la saison de pêche «à l'eau claire» des différentes espèces de truites est autorisée légalement au Québec depuis le vendredi 24 avril, la majorité des adeptes attendent traditionnellement le long congé de la fête de la Reine (ou de la fête des Patriotes ou de la fête de Dollard, c'est à votre choix...) voyager en forêt afin de leurrer les poissons dans des ZEC (anciens clubs privés), dans des réserves fauniques gouvernementales ou dans des territoires aménagés et gérés par des pourvoiries commerciales.

En effet, au Québec, c'est généralement vers la fin de mai que les lacs calent — c'est-à-dire que la glace disparaît de leur surface —, puis que les chemins forestiers sont presque secs et relativement carrossables. C'est le cas, en 2015, dans la presque totalité des régions de la province, sauf peut-être dans l'arrière-pays de la Côte-Nord et dans les hauteurs de la péninsule gaspésienne.

L'hiver a été très froid : la glace était donc épaisse à la surface des plans d'eau. Le printemps a été tardif, ce qui a nui à la disparition de cette glace. Mais, durant les dernières semaines, le vent a soufflé fort, et il a plus fréquemment et abondamment, ce qui a contribué à faire caler les lacs. Cependant, n'oubliez pas qu'il neigeait encore durant la semaine dernière sur la Moyenne-Côte-Nord...

Évidemment, c'est votre responsabilité de communiquer avec les gestionnaires des territoires fauniques que vous désirez fréquenter pour vérifier s'ils sont bel et bien accessibles. Il est impossible de fournir ici la liste des lacs accessibles dans les 17 régions administratives de la province, dans les quelque 700 pourvoiries, dans les 63 ZEC et dans les 16 réserves fauniques du gouvernement... Le Québec, d'une superficie de plus d'un million et 600 000 km², renferme plus d'un million de lacs et de rivières...


Techniques de pêche productives en début de saison

En début de saison, alors que les salmonidés sortent de leur léthargie hivernale, les poissons tardent parfois à se dégourdir et à s'activer. Il faut les rechercher là où il n'y a pas tellement épais d'eau, parce que c'est sur les hauts-fonds que les rayons du soleil réchauffent l'eau plus rapidement; c'est aussi où l'eau est un peu plus chaude que les insectes aquatiques émergent de l'onde, ce qui attire bien sûr les poissons affamés au sortir du long hiver. Les hauts-fonds les plus productifs, en début de saison de pêche, sont la charge et la décharge d'un lac, ainsi que les longues plages de sable et les pointes rocheuses. C'est là que les poissons se tiennent à l'affût de leurs proies habituelles.

Bien sûr, les poissons ne sauront résister à un beau gros lombric vigoureux qui se tortille autour de l'hameçon, surtout si cet appât est précédé, à 30 ou 45 cm plus haut (12 ou 18 po), d'une cuiller ondulante (Toronto Wobbler, Williams Wobbler, Lake Clear Wobbler, Sutton West River...). Si vous pêchez à la mouche, c'est le temps d'utiliser des streamers (imitations de petits poissons fourrage) : Mickey Finn, Black Nose Dace, Magog Smelt, Muddler Minnow, AndréA, Woolly Bugger...

Une pêche à la chaudière!

Actuellement, sur la Côte-Nord, c'est le temps de pêcher... à la chaudière! Car, à la fin de mai et au début de juin, le capelan — petit poisson ressemblant à l'éperlan arc-en-ciel — roule littéralement sur la grève du Saint-Laurent pour y frayer, alors qu'il est poussé là par les vagues à la faveur de certaines marées montantes.

Alors que des millions de capelan roulent sur les plages pour y déposer leurs œufs, ou pour fertiliser ces œufs, les citoyens s'y promènent avec des chaudières pour... puiser les poissons frétillants qu'ils mangeront ensuite grillés, marinés, fumés ou séchés, au choix.


Le Guide du pêcheur pour connaître les règlements


Depuis quelques années, vous le savez, le gouvernement provincial québécois ne donne plus la brochure gratuite annuelle résumant les principales règles sur la pêche sportive. Cette brochure était remise à toute personne qui la demandait chez les vendeurs de permis lors de l'achat du permis provincial général de pêche à la ligne. Il y a près d'un million d'adeptes achetant chaque année un permis au Québec!

La disparition de la brochure gouvernementale gratuite — parce que le gouvernement veut couper dans ses dépenses et veut forcer les citoyens à s'informer de plus en plus dans l'Internet — a provoqué un tollé chez les pêcheurs à la ligne, qui ne sont pas tous branchés au Web ou bien qui ne peuvent absolument pas consulter les documents électroniques en forêt... Les grandes fédérations du monde québécois de la faune avaient souligné cette grogne populaire au gouvernement, mais ça n'a malheureusement pas ému politiciens et hauts fonctionnaires, qui ont continué d'empocher l'argent versé par ces centaines de milliers de pêcheurs achetant leurs permis; et, en 2015, le Québec a même outrageusement augmenté le coût des permis de pêche et de chasse sans publier les brochures résumant les règlements régissant la pratique de ces activités qui rapportent tant d'argent dans les coffres du Trésor provincial...

L'an dernier, les partenaires du monde de la faune — la Fédération des pourvoiries du Québec, la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, la Fédération québécoise pour le saumon atlantique, la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec, la Fondation de la faune du Québec et la Société des établissements de plein air du Québec se sont unis pour publier un Guide du pêcheur en format brochure imprimée sur papier.

Cette année, pour la 2e édition de cette brochure de 200 pages de format de poche — vendue à 2,99 $ plus taxes chez les vendeurs de permis de la province —, les partenaires ont décidé d'ajouter, dans le cas de chaque zone provinciale de pêche, la liste des exceptions aux règles générales. Le guide inclut une section complète sur la pêche du saumon, dont l'index des rivières à saumons et les règles particulières qui les concernent. Vous pouvez acheter ce guide dans les deux magasins Latulippe.

À la demande générale, les producteurs du Guide du pêcheur ont aussi ajouté une section d'identification des espèces de poissons, de même qu'un journal de bord qui vous permet de noter les renseignements sur vos prises annuelles. En bonus : des pages offrent des coupons-rabais échangeables dans des pourvoiries.


Initiation à la pêche bien encadrée dans les réserves gouvernementales gérées par la SÉPAQ

Les non-pêcheurs ne sont pas opposés à la pratique de la pêche à la ligne : s'ils ne pêchent pas, c'est souvent parce qu'ils n'ont pas l'équipement requis et parce qu'ils ne sont pas prêts à s'équiper avant d'être certains d'aimer la pêche. Ces personnes ne savent pas trop où aller pêcher pour obtenir du succès. La Société des établissements de plein air du Québec (la SÉPAQ, une société d'État) offre une solution clés en main.

Le tout nouveau forfait Prêt-à-pêcher de la SÉPAQ inclut le prêt de l'équipement pour la récolte de la truite mouchetée (canne à pêche, moulinet, monobrin de pêche, leurres, bas de ligne, coffret...), en plus de l'hébergement en chalet, de l'embarcation et des droits de pêche.

Des secteurs de pêche sont ciblés pour ce forfait spécial, et ils offrent des plans d'eau appropriés pour des débutants. Du personnel d'encadrement conseille les nouveaux pêcheurs pour qu'ils puissent profiter d'une excellente qualité de pêche. Au moins 135 des quelque 550 chalets gérés par la SÉPAQ sont dédiés au Prêt-à-pêcher  dans les réserves fauniques Chic-Chocs, Laurentides, Mastigouche, Matane, Papineau-Labelle, Port-Cartier—Sept-Îles, Port-Daniel, Portneuf, Rimouski, Rouge-Matawin et Saint-Maurice, puis aussi dans les parcs des Grands-Jardins, Jacques-Cartier, Mont-Tremblant et Gaspésie.

Pour obtenir plus d'information sur le Prêt-à-pêcher, téléphonez au Service des ventes et des réservations (SVR) de la SÉPAQ : 1 800 665-6527 (de 9h à 19h, sept jours sur sept). Ou consultez les pages de chacune des réserves fauniques concernées, de même que celles de chaque parc provincial mentionné dans le site Web de la société d'État : http://www.sepaq.com


Pêche hâtive et récolte abondante de la ouananiche dans la région du Lac-Saint-Jean

Depuis l'an dernier, un cycle d'abondance de six ans de la ouananiche est commencé dans le lac Saint-Jean et ses affluents. C'est pourquoi la saison de la pêche de la ouananiche a débuté à la mi-avril dans les plans d'eau gérés par la Corporation LACtivité Pêche (CLAP) : c'est pour protéger les stocks d'éperlans arc-en-ciel constituant la nourriture préférée des ouananiches, ces saumons d'eau douce. On n'a pas vécu une situation aussi agréable depuis 30 ans (1985 et 1986)!

Pour tout savoir à propos de la pêche de la ouananiche dans l'Aire faunique communautaire Lac-Saint-Jean, je vous conseille fortement de consulter le site Web http://www.claplacsaintjean.com .  Si vous recherchez des renseignements encore plus précis, téléphonez sans frais à la CLAP : 1 888 866-2527.

N'oubliez surtout pas que, pour pêcher la ouananiche ou des poissons d'autres espèces dans le lac Saint-Jean et ses affluents, vous devez acheter et porter sur vous le droit d'accès quotidien ou annuel délivré par la CLAP (chez des vendeurs de permis de la région), en plus du permis provincial général de pêche sportive à la ligne du Québec.

Pourvoiries de la Mauricie : nouveau site Web

Ces dernières semaines, l'Association des pourvoiries de la Mauricie a officiellement ouvert son nouveau site Web.

Si vous recherchez une destination correspondant à vos besoins et à vos goûts au cœur du Québec, vous avez intérêt à consulter les pages du site Web http://www.naturemauricie.com  Vous y trouverez des fiches détaillées et bien illustrées des pourvoiries de la Mauricie.


Aux Escoumins, en 2015 : école de pêche à la mouche

Louis Lortie m'informe de la présentation, les 29 et 30 août 2015, d'un important événement sur les rives de la rivière Escoumins. Organisé par la Corporation de gestion de la rivière aux saumons des Escoumins (CGRSE), l'événement est supporté par la Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) et l'International Federation of Fly Fishers (IFFF).

On offrira alors gratuitement des ateliers de lancer à la mouche (pour canne à une et à deux mains) s'adressant autant aux débutants qu'aux experts. Les cours seront donnés par des instructeurs certifiés de l'IFFF. Des ateliers sur la pêche du saumon seront également offerts.

Pour en savoir beaucoup plus concernant l'événement, consultez le site rendezvouslesescoumins2015.blogspot.ca


Pêche dans la Nicolet : quatrième année de la «relance»

La saison de pêche de 2015 sera la quatrième de la «relance» de la pêche dans la rivière Nicolet, à proximité de Victoriaville. Légalement connu comme la Corporation de gestion des rivières des Bois-Francs (CGRBF), l'organisme bénévole porte le nom populaire de Pêche Nicolet.

Pêche Nicolet , durant les trois dernières années, a fait des corvées pour réaménager les sentiers riverains, pour rénover des équipements, et pour ensemencer. C'est l'organisme qui a créé le Festival de la truite de Victoriaville, qui a attiré 4500 pêcheurs et visiteurs dans le Parc Terres-des-Jeunes de Victoriaville en 2014, lors de sa 2e présentation.

Marc Morin, coordonnateur de Pêche Nicolet, est fier de constater qu'au terme des trois premières années de «relance», le nombre des adeptes fréquentant la Nicolet a fait croître de 50 % des revenus de l'organisme, et a fait augmenter de 100 % l'hébergement dans les établissements de la région. C'est parce que l'organisme bénévole a participé à des salons spécialisés, où il a offert des forfaits à 200 $ pour 10 jours de pêche.

Cette année, Pêche Nicolet procédera à des travaux d'affichage et de signalisation sur la rivière et au bord de la route 161, puis de restauration des fosses à pêcher. Il y aura un tournoi de pêche à la mouche le 22 août, puisque deux des cinq secteurs de la Nicolet sont réservés à la pêche à la mouche. Dès ce mois-ci, l'organisme démarre une École de pêche à la mouche ainsi qu'un service de guides.

La Nicolet traverse les localités de Ham-Nord, Notre-Dame-de-Ham, Saint-Rémi-de-Tingwick et de Chesterville. Pour en savoir beaucoup plus sur la pêche dans la rivière Nicolet des Bois-Francs, consultez le site Web http://www.pechenicolet.com


Forum de pêche à la mouche Québec-Maritimes de Granby : c'est terminé...

Triste nouvelle pour les adeptes de pêche à la mouche du Québec et des Maritimes : le Forum de pêche à la mouche Québec-Maritimes, présenté depuis 16 ans dans le Centre des congrès de l'hôtel Castel de L'Estrie, à Granby, n'aura pas lieu en 2016.

Au cours des 35 dernières années, ce salon a été successivement tenu à Valcourt (Centre culturel Yvonne L. Bombardier), à Drummondville (Hôtel-Motel Le Dauphin) et à Victoriaville (École québécoise du meuble et du bois ouvré) avant de déménager à Granby.

Mais une «relève» s'est déjà manifestée à Trois-Rivières : le Salon de pêche à la mouche de Trois-Rivières a été présenté, à l'automne de 2013 et de 2014, dans la Bâtisse industrielle (sur les terrains de l'Exposition régionale et du Grand Prix). L'automne prochain, pour sa 3e présentation, ce Salon aura lieu les samedi 28 et dimanche 29 novembre 2015.

L'endroit est facilement accessible pour un très grand nombre d'adeptes de la pêche à la mouche. La Bâtisse industrielle offre beaucoup de place à tous les exposants intéressés. De plus, à l'intérieur même du Salon, un bassin artificiel permet aux visiteurs de tester des cannes à pêche offertes par des fabricants et des détaillants, ce qui n'existait pas dans le Centre des congrès de Granby.

Pour avoir plus de renseignements sur le Salon de pêche à la mouche de Trois-Rivières, consultez le site Web de l'association qui l'organise : http://www.smpm.org/?page=actualites&numero=98


Abolition de la redevance sur le commerce des fourrures


C'est Philippe Tamourgi, directeur de la Fédération des trappeurs gestionnaires du Québec (FTGQ), qui m'a informé de l'abolition par le gouvernement du Québec de la redevance sur le commence des fourrures.

Le montant de la redevance sur le commerce des fourrures au Québec est de 5 % de la valeur moyenne établie pour chaque fourrure brute achetée ou obtenue d'un chasseur ou d'un piégeur pour un animal chassé ou piégé dans notre province. Cette redevance représente un coût important pour les trappeurs. La décision gouvernementale concernant l'abolition de cette redevance répond à des demandes répétées de la FTGQ depuis 20 ans...

C'est le début d'une modernisation de la gestion des animaux à fourrure. Le ministère tire avantage de l'abolition de cette redevance, puisque sa gestion administrative était laborieuse, complexe et déficitaire. Le gouvernement québécois continuera d'assurer une traçabilité de la récolte (nombre de captures par espèce d'animaux et par Unité de gestion des animaux à fourrure) pour garantir l'accès aux marchés internationaux.


Pêche du saumon dans les Maritimes : restrictions draconniennes en 2015

Contrairement à ce qui survient au Québec — où la gestion de la pêche du saumon atlantique est déléguée au gouvernement provincial depuis 1922 —, c'est le gouvernement fédéral seul (Pêches et Océans Canada) qui décide de la réglementation dans les Maritimes pour la récolte sportive et commerciale des poissons de cette espèce tant recherchée.

Or, le mois dernier, Ottawa a fait savoir qu'il serait interdit aux saumoniers, dès cet été, de rapporter des saumons atlantiques chez eux, autant madeleineaux ou grilses que grands saumons géniteurs! Cela vaut pour la pêche du saumon au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et dans l'Île-du-Prince-Édouard. Mais la province de Terre-Neuve-et-Labrador n'est pas encore touchée en 2015...

Bien plus : le gouvernement fédéral oblige les saumoniers à n'utiliser que des mouches montées sur un hameçon simple sans ardillon!

Vous avez donc là un aperçu de ce qui risque d'arriver au Québec en 2016! Jusqu'à maintenant, les gestionnaires délégués de bien des rivières à saumons du Québec ont exercé des pressions sur les politiciens et les hauts fonctionnaires de chez nous pour éviter qu'une réglementation aussi restrictive ne soit appliqué dans notre province. Ces gestionnaires ont fait valoir que pareille réglementation éloignerait les pêcheurs à la mouche de leurs rivières, ce qui leur causerait une forte perte de revenus et des pertes d'emplois...